
lundi 7 décembre 2009
"Sonnez la chaaaaaarrrrgeee!"

Des types branchés: les hommes de la Cité de l'Arbre Blanc

Huzzah! Les hommes de la Cité Blanche sont enfins entrés en combat! Voici les premières figurines de la force Gondorienne que je peins pour le Kraut, qui n'a pas le temps pour cause de ses études. A sa demande, j'ai gardé la peinture simple, pour qu'il puisse y rajoter les détails comme les reliefs à un stade ultérieur. Je privilégie donc la rapidité de peinture, étant donné que je risque d'avoir de nouvelles troupes (d'E.C.W., cette fois) à peindre après les festivités hivernales et qe j'ai aussi une compagnie de Cirith Ungol qui attend mes petits soins, sans parler des derniers Rohirim.
Je vous présente donc les hommes de Faramir, dont le schéma de couleur fut choisie par le Kraut. J'ai apporé deux simples modifications, qui attendent donc son approbaton ou son refus:
- La tunique du capitaine est en blanc, de façon à dénoter son statut et le distinguer plus facilement dans la bataille (soyons bons joueurs envers les adversaires... dont moi-même).
- Les soles ont été sculptés pour représenter les dalles de la Cité Blanche, entre lesquelles de l'herbe s'est mis à pousser, preuve de la dégradation et l'usure d'une ville en temps de guerre.
Le cheval blanc, l'arbre blanc et le dragon rouge
Et bien il était temps, non? Je vous présente enfin le rapport de bataille dans laquelle les goblins de Nero s'affontent aux hommes de Minas Tirith du Kraut et à mes valeureux Rohirrim. Pendant ce temps là, les Wargs qui menaçaient l'aile gauche des hommes, en nombres trop insuffisants pour engager la masse d'infanterie Rohirrim et découragée de contourner la botte rocheuse par la présence des cavaliers postés à l'arrière, se sont vus grignotés, petit à petit, par les javelots des gueux à pied et des flèches des hommes montés.
Sur le flanc droit des alliés, les chevaliers de Minas Tirith ont engagé les gobelins, avec le soutient de l'infanterie gondorienne. Malgré des efforts vaillants, les pertes alliées du premier tour, ainsi que la simple masse numérique des peux-verts fut trop pour les hommes de la Cité Blanche. Sur le flanc gauche allié, les Rohirrim et les gobelins se sont entre-tués à mesure égale, ne laissant que deux paysans et un troll pour marquer le lieu des hositilités. Une poigné d'individus ayant confronté chacun à son tour le dragon ont réduit de manière imprressionante le risque que ce dernier posait. L'homme du match était indéniablement le valeureux javeliniste du Rohan qui tena en échec le dragon à lui tut seul pendant environs 3 tours!
Dans un dernier effort, pour sauver la bataille, les derniers Rohirrim se sont regroupés sur le centre avec les Gondoriens, bien que cet acte laissa un dragon et un troll dans leurs dos. Et quelle fin pour cette boucherie héroïque! Les hommes, montrant leur volonté d'acier, ont tenu leurs places sur le champ de bataille, encaissant des pertes à la pelle. Du côté des gobelins, ce fut la panique, le dragon s'envolant dans les dernières minutes de combat. Mais hélas, Theoden! Brave Theoden! Le glas sonne pour nous tous, tôt ou tard... En duel avec le dragon, le Roi du Rohan fut mis à terre, avant que la bête parte du champ d'honneur.
Merci donc à Nero et au Kraut pour cette soirée!
Joe le Barbare Rosbif
*Cette partie a eu lieu il y a quelques mois, déjà, bien avant la rencontre des trois armées commentée plus haut dans ce blog.
mercredi 2 décembre 2009
Cauchemar ou carte blanche? Les uniformes E.C.W.
Ayant décidé de me lancer dans la Guerre Civile Anglaise (English Civil War / E.C.W.), je souhaite pouvoir recréer fidèlement les régiments qui se sont battu pour le contrôle de ma terre natale. Je me suis donc lancé dans de la recherche sur les uniformes de l'époque.
Bien que je savais que l'organistion n'était pas à son apogée avant l'hivers de 1644-1645, pendant laquelle le Parlement vota la création de la New Model Army, j'avais toujours pensé qu'en gros les Royalistes (Cavaliers) étaient en bleu et les Parlementaires (Roundheads), après l'hivers '44-'45, étaient en rouge. Rien de la sorte! Même après la formation de la New Model Army, qui s'est vue dotée d'uniformes teint dans la couleur la moins chère, le rouge, les choses restent bien complexes.
Pour ce qui est du rouge, regardez la photo ci-dessous.* C'est bien un Parlementaire, non?
La raison pour ce désordre est que la responsabilité d'équiper les hommes revenait au commandant de chaque régiment. S'il était assez riche et en avait la volonté, il fournissait un uniforme de la couleur de son choix personnel ou de la disponnibilité des couleurs. Sinon, chaque homme portait ce qu'il voulait, avec parfois un marquage comme un morceau de tissu blanc sur le chapeau pour se reconnaître pendant une bataille.
Sacré casse-tête pour un wargamer, mais encore pire pour un soldat de l'époque. L'Earl Grey, fervant Parlementaire et allié proche de Cromwell, décida d'équiper ses hommes de tuniques bleus. Lorsque ses troupes formaient la garnison de Leicester, les soldats avaient des laissez-passer, afin de prouver aux sentinelles qu'ils étaient bels et bien des soldats du régiment. Ce ne fût pas suffisant pour un pauvre soldat, tué par une balle tirée par une sentinelle l'ayant pris pur un Royaliste**.
Ce genre de confusion a dû être fréquente, car les couleurs les plus utilisées étaient le rouge, le bleu, le vert et le gris, dans un camp comme dans l'autre. Par ailleurs, étant donné les conséquences sur l'économie du pays en guerre, les teintures et tissus n'étaient pas toujours disponnibles. Ainsi, avant l'usure et le temps, toutes les uniformes finissaient par devenir gris. L'Earl de Newcastle avait un célèbre régiment, facilement dénoté car il s'agissait d'un des rares vêtus de blanc. Lors de leur formation en 1642, les "Newcastle's Whitecoats" étaient sensés porter du rouge, mais cette tissue manquait dans la région. Plus tard, lorsqu'elle fut accessible, le régiment déclara qu'elle garderait le blanc "la colorant avec le sang des ennemis"...mais il s'avèra que leur sang allait servir de teinture, en fin de compte.***
Après la restructuration de l'armée Parlemantaire, plusieurs divisions ont été combinées pour former la New Model Army, que j'ai évoqué plus haut. Cependant, le rouge ne leur été pas exclussif, comme vous avez pu constater via mon exemple de la "King's Life Guard". Il y avait, plus ou moins, des couleurs régionales, liées à la production de couleurs dans les régions, tout simplement. Pour vous donner une idée des couleurs existantes, je vous invite à regarder un peu le tableau ci-dessous, montrant des uniformes post-1664.****
Parlementaires à gauche, Royalistes à droite
Vous pouvez donc voir que les couleurs étaient les mêmes dans les deux camps. Le changement d'uniformes et les amalgames de différents régiments présente un vrai cauchemar pour les personnes souhaitant être fidèle à l'histoire. En même temps, comme l'a remarqué un blogger sur un des nombreux forums que j'ai visité, ça nus donne justement carte blanche pour faire comme bon nos semble, même jusqu'à mélanger les uniformes au sein d'un même régiment. Après tout, qui pourra définitivementnous contredire?
Joe le Barbare
- *Peintures de Chris Collingwood
- **Tiré de cette biographie de l'Earl Grey sur le site de la société Sealed Knot.
***Marston Moor: English Civil War - July 1644 (2004) Clark, D., Ed.: Pen & Sword Books, p.46 - ****Soldiers of the English Civil War (1): Infantry (2004) Roberts, K., Ed.: Osprey Publishing, p.24
mardi 1 décembre 2009
Des Normands et des Plantagenets
Comme prévu, ce blog sert maintenant à évoquer tout sujet autour du hobby et de l'histoire militaire. Pour débuter cela, je vais brèvement vous mentionner deux oeuvres qui m'ont apporté un certain divertissement, pour éviter d'être plein de misère pendant un accablement par une maladie aussi peu supportable qu'un discours utopien socialiste*.
Non, il ne s'agit pas d'une suite aux oeuvres de Tolkien, mais d'un film réalisé par la BBC évoquant les 3 batailles qui ont eu lieu en Angleterre pendant la lutte pour la couronne du pays, qui a eu lieu entre 3 seigneurs puissants: Harold, fils de Godwin & Earl de Wessex, Harald Hardrada, Roi de Norvège, et Guillaume, Duc de Normandie.Deux points intéressants à noter sur ces 3 personnages:
- Harold Godwinson et Harald (Hardrada) III de Norvège étaient tous les deux descendent de Harold, Roi du Danemark. Ainsi, Harold, Harald et Guillaume le Conquérant étaient tous de sang scandinave. Guillaume n'était nulement français. Son discours le matin de la bataille de Hastings, inclua d'ailleurs la phrase:
"Mon ancêtre Rollon, fondateur de nôtre nation, n'a-t-il pas, avec nos pères, conquis à Paris le roi des Franks dans le coeur de son royaume, ni avait le Roi des Franks le moindre espoir de sécurité jusqu'à ce qu'il eût offert humblement sa fille et la possession du royaume qui, pour vous, est nommée Normandie?"**
(Tout le reste de son discours suit la même trame: on a battu les Franks, alors on va battre les Saxons)
- Guillaume le Conquérant reçu son accolade "la Conquérant" avant d'envahir l'Angleterre, en vertu de ses campagnes militaires en Bretagne.
Comment donc expliquer ce titre tolkienesque? Tout simplement, les Scandinaves parlaient de la Terre des humains comme "Terre du Milieu", étant entre le Paradis ("Valhalla") et l'Enfer. Il est fort possible que celà soit la source d'inspiration de Tolkien, pour qui la Terre du Milieu est situé entre les Terres Immortelles du Vallenor et les Terres Sombres de l'Est.
Les 3 batailles dans l'oeuvre sont celles de Fulford, opposant Harald aux seigneurs Morcar et Northumbria, la bataille de Stamford Bridge, pendant laquelle Harold parvient, après 3 jours de marche forcée, à écraser et tuer Harald, et la bataille de Hastings, qui signala la chute de l'ère saxone. Malgré le budget modeste des films BBC, les batailles m'ont semblé réalistes et parlantes, utilisant du CGI pour les plans montrant le champ de bataille entier, et avec une grande concentration de troupes (sans doute piochés chez les associations style Regium Anglica, qui spécialisent dans la reconstitution de batailles de cette époque...pas mal pour réduire les coûts, non?) dans les gros plans tournnt autour des personnages centraux. Autre chose sage; plutôt que de tenter de faire le portrait des grands seigneurs, les réalisateurs ont opté de montrer le point de vu des petits villageois saxons et humbles soldats nordiques.
Tout celà pour vous dire qu'il s'agit ici d'un DVD fort divertissant qui, même s'il ne figurera pas parmis la liste des classiques comme Braveheart, de par son investissement léger, vaut bien le détour.

J'ai récemment commencer la lecture du dernier roman historique du célèbrissime Bernard Cornwell.** Celui-ci compte de la célèbre campagne d'Henry V d'Angleterre, pendant laquelle ce dernier a rappelé à la France que la couronne du peuple françois lui était dû, d'où la présence des fleurs de Lys sur ses armes personelles.
Comme dans tout livre de Cornwell, les détails sur la vie et les armes de l'époque sont donnés en abondance! La richesse de l'intrigue se mélange en parfait équilibre avec l'aspect historique pour donner l'impression qu'on se tient réellement devant la brèche d'Harfleur aux côtés d'un roi Platagenet en chair et en os! Bien qu'il me reste encore une bonne partie du livre à lire, je ne peux que vous implorer de vous emparer d'une copie de ce nouveau volume de Cornwell.
* Dans l'intérêt d'avoir un équilibre, mon collègue la Grenouille souhaite rajouter le terme "ou communiste", afin de ne pas offusquer les personnes de gauche. On peut tous faire les choses un peu gauchement parfois.
** Traduction personelle du discours figurant dans: The Penguin Book of Historic Speeches (1996) Brian MacArthur, pp.35-37
**Pour les anglophones parmis nos lecteurs, je conseille fortement de regarder les deux vidéos d'interview de Cornwell sur le site donné en lien.
lundi 9 novembre 2009
Plouffe plouffe...
Dans un nouvel éclat d'énergie, j'ai terminé quelques orques pour ma force de Cirith Ungol. Comme prévu, j'ai passé une couche de vernis matt pour atténuer l'effet brilliant du lavis. Je suis plutôt satisfait du rendu final. Je ferais les yeux plus tard, lorsque j'aurais du temps à perdre. dimanche 8 novembre 2009
L’ennemi de mon ennemi demeure mon ennemi aussi
La saison des campagnes est arrivéeOyez ! Maintenant que les récoltes sont terminées, les paysans sont à nouveau libres (ou plutôt forcés) de prendre les armes et partir en guerre ! La saison des campagnes est donc de retour.
Une grande bataille et une escarmouche ont déjà eu lieu. Je vais, en humble héraut que je suis, vos conter l’évènement qui s’est déroulé lorsqu’il s’est avéré qu’un tas de trésor avait été retrouvé caché sous des amas de rochers dans la Trouée du Rohan.
L’ennemi de mon ennemi demeure mon ennemi aussi
Dain et Balin, dans la tradition des nains en recherche de richesses, mènent une expédition partant de leur domaine sous les Monts Brumeux pour arriver à la Trouée du Rohan, où, selon des rumeurs qui courent, a été enterré par des hommes de Dun, tués lors de représailles des Rohirrim avant de pouvoir retourner le chercher. Ces mouvements de troupes ont bien sûr alerté les Uruk-Haï d’Isengarde et les Rohirrim, qui savent que peuvent de choses font aussi bonne motivation pour un nain que la lueur de l’or…
Condition de victoire : La victoire se décide par la prise d’objectifs. Celui avec le plus de figurines dans un rayon de 3’’ de chaque objectif contrôle cet objectif. Le joueur avec le plus d’objectif gagne.
Durée aléatoire : La partie dure un minimum de 8 tours. Après cette durée, on lance un dé en début de chaque tour. Sur un jet de 4+, le tour est le dernier de la partie.
Autour de l'objectif nord, une dernière tentative des uruks essaya de contenir la menace provenant des halls de Balin et de Dain, mais cela s'avéra un espoir vain.
Objectif nord-ouest: Isengard 6 - Nains 10 Contrôle des Nains
La bataille résulta donc en une victoire incontestable des nains de Balin.
Félicitations à Nero pour sa réussite.
Les hésitations de Theoden ont causé sa défaite.
L'Isengard aurait peut-être dû controurner la maison, plutôt que de passer derrière, pour gagner du temps, libérant ainsi plus d'hommes pour retenir les nains.
Joe le Rosbif, qui remercie encore ses adversaires pour cette bonne partie.
*Lord Thomas Babington Macaulay The Lays of Ancient Rome, Horatius, XXIX